Bukama - Port Francqui

     
1.123 km
 - Réseau C.F.K. créé en 1923 - Écartement : 1,067m
     

  Km 0000 - BUKAMA
Km 0145 - KAMINA
Km 0416 - LUPUTA
Km 0458 - MWENE DITU
Km 0585 - TSHIMBULU
Km 0701 - LULUABOURG - 1923
Km 0892 - KAKENGE

Km 0951 - MWEKA
Km 1123 - PORT FRANCQUI
 
 
 


plan du site
 

 

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Pour une chronologie des lignes, cliquez ici.
Pour l'horaire au départ de Kamina, voir Port-Francqui.

Pour les débuts de la construction de la ligne, voir à Bukama.
Pour la construction du pont sur le Lualaba, voir à Kamina.

 
 


Construction de la ligne depuis Bukama
 

 

Passé le Lualaba, le rail évolue rapidement les travaux du pont et franchit les marécages. La voie s'élève par plateaux successifs pour atteindre la cote 600 au km 17 à Kilenge et la cote 800 au km 50. La voie atteint la cote 900 puis, sur 20 km, passe trois rivières par pont : la Luvua, la Lovoï et la Lukulwe.
31 mars 1925 - La voie remonte et le rail atteint la cote 1.115 à Kamina (km 145), dominant un vaste plateau de plus de 100 km vers le nord-ouest. Le point culminant de la liaison, avec la cote 1.117,40, se trouve au km 146,200. La progression "télescopique" est adoptée : le train de chantier suit le rail posé. La voie est posée sur la latérite sur plus de 250 km. Lors de la construction de la base militaire, après la deuxième guerre mondiale, cette voie sera ballastée. Plus tard, le ballast sera posé entre Kamina et Luputa.
Kamina est choisi comme siège provisoire de la direction du BCK.
Le franchissement de la Lomami (km 197) exigera un pont Vierendeel d'une travée de 42 m. Le rail atteint ensuite Tshipasa (km 248) à la cote 1.025 et descend ensuite vers la Lubilash et tous les affluents de la Sankuru, ce qui exigera la construction de 17 ponts ! Elle atteint Luekeshi au km 536.
1er février 1927 - Fin de la construction du deuxième plus grand pont de la ligne commencé en juin 1924, celui de la Lubilash, limite entre Katanga et Kasaï, au km 326. La gare de Mwene-Ditu est établie un peu plus loin. Suit un massif forestier fournissant tout le bois pour la construction des ponts provisoires.
30 novembre 1927 - Le rail atteint la rivière Lulua. Le BCK établit Lulua-Gare au km 701, à la cote 600. C'est la naissance d'une bourgade qui prendra de l'importance au point d'être appelée Luluabourg en 1933. Elle s'étendra le long de la voie, sur une dizaine de km, accrochée aux faîtes de vallées abruptes, nécessitant d'importants travaux contre l'érosion. Depuis février 1926, le rail était doublé d'une liaison aérienne et un aérodrome (piste d'atterrissage) avait été créée en face de la gare de Luluabourg. Cette liaison aérienne servira beaucoup dans le transport du personnel qualifié de la ligne ainsi que pour le ravitaillement.
De Luluabourg à Port-Francqui, quatre ponts seront encore nécessaires, dont Tshibashi (km 713), Katusenge (km 754) et Luembe (km 878).
13 février 1928 - Jonction des tracés nord et sud, au km 762,892 depuis Bukama et 359,568 depuis Port-Francqui. Le dernier boulon est serré par le chef de Division BCK, Monsieur Guillou. Le premier train franchit le point de jonction à 14h40. - Le roi Albert et la reine Elisabeth ont fait volontairement coïncider leur visite coloniale à la fin de la réalisation de la ligne.

 


Visite Royale de 1928.
(Le Roi Albert et la reine Elisabeth arrivent en gare de Kaulu).
Les gongs, grands et petits, répandent leur roulement continus, attestant de l'excitation joyeuse de la foule sympathique accourue de partout, revêtue de ses plus beaux atour, pour acclamer le chef de tous les Boula-Matari.
Au moment de l'entrée en gare du magnifique train neuf avec ses wagons vernis brillants et le scintillement des chromes et cristaux de la voiture restaurant, la joie générale s'extériorise par de bruyantes acclamations et de légères bousculades pour arriver à gagner le premier rang. Le convoi escorté depuis le passage à niveau, distant de 600 mètres, par des centaines d'indigènes gesticulant et dansant, s'immobilise devant nous. Tous les stores et volets sont hermétiquement baissés pour protéger des rayons par trop généreux dont Phébus nous gratifie ; pas un pied carré d'ombre à moins de 100 mètres... (Le roi se repose mais la Reine va venir).
Quelques instants plus tard, le profil svelte et léger de notre révérée Souveraine apparaît sur la plate-forme arrière du wagon ; d'un gracieux geste de la main, elle salue la foule au paroxysme du délire ; l'aide de camp l'aidant à peine, Sa Majesté descend lentement, sans rien perdre de sa grâce innée...
Quinze minutes plus tard, au moment du départ, un dernier geste d'adieu, un sourire et la frêle silhouette, symbole vivant de tout ce qui est vraiment noble, est absorbée dans les compartiments...
Hâtivement, je serre les mains, noires et blanches ; je change de vêtements dans le bâtiment en tôle de quatre mètres sur 4 qui sert de gare ; j'enfourche ma moto pétaradante en direction de Kamponde-gare, où je dois devancer le convoi royal...
  
Charles de Wouters de Bouchout - Quarante-six années de brousse et de chasse en Afrique. Extrait.
 

 

Caractéristiques de la ligne.
Longue de 1.123 km, la ligne Bukama - Port-Francqui est à voie unique, avec gare de croisement tous les 15 km, ce qui offre 71 gares sur le parcours dont 37 avec prise d'eau. Les dépôts de locomotives sont situés à Kamina (km 145), Luputa (km 416), Lulua-Gare (km 701) et Mweka (km 951) et Port-Francqui.
La voie est posée sur des traverses métalliques, constituée de rails de 10 ou 12 m. Le rayon minimum des courbes est de 200 m, avec pentes maximales de 12,5 mm/m dans le sens du trafic lourd (départ de Bukama) et de 15 mm/m aux environs de Port - Francqui.
170.000 tonnes de matériel ont été nécessaires à la construction et l'approvisionnement de la ligne. Le personnel nécessaires en période d'activité maximale s'est porté à 15.000 travailleurs congolais.

 


Visite Royale de 1928.
Discours de Jean Jadot au Cercle Royal Albert et Elisabeth à Elisabethville - 12 juillet 1928.
La ligne de Port-Francqui à Bukama, longue de 1.123 km, a pu être terminée en moins de cinq ans, soit à une vitesse moyenne de 225 km par an, vitesse qui aurait été considérablement augmentée sans les difficultés rencontrées pour l'acheminement du matériel ; cela ressort nettement des progrès réalisés pendant les périodes où les arrivages de matériel ont alimenté régulièrement la pose de la voie ; au cous de la dernière année de construction, l'avancement a atteint près de 450 km, soit une moyenne mensuelle d'environ 40 km, certains mois ayant accusé une progression de 50 km. Ces chiffres constituent sans discussion possible un record.
 

 

Restait, au BCK, la dernière grande mission : relier le Katanga à l'Océan Atlantique. Ce sera la ligne vers Lobito.


 


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1952


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