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BCK - KDL - Le site des
chemins de fer du Katanga
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B.C.K
LEOKADI
K.D.L
C.F.K.
C.F.L.
OTRACO
C.F.B.
Mayumbe
Vicicongo
Cefaki
M.A.S.
Sotranscongo
Sabena
fer et courrier
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plan du site -Tuma
Mashua -
liens
lignes -
études -
œuvres sociales -
personnel
matériel fixe
-
matériel roulant -
génie civil
-
impact -
Luluabourg
-
bilan |
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Rapide historique des lignes
ferroviaires au Katanga
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1902
Création de la Compagnie de Chemin de Fer du Katanga (C.F.K.)
1906
Constitution de la Compagnie du Chemin de Fer du
Bas-Congo au Katanga (B.C.K.)
1927
Création de la Société de Chemin de Fer
Léopoldville-Katanga-Dilolo (L.K.D.)
1952
Fusion L.K.D. - C.F.K. créant la Compagnie de Chemin de Fer
du Katanga-Dilolo-Léopolville (K.D.L.)
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Après l'Indépendance du Congo
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1961
Subdivision du B.C.K. en Ancienne Compagnie B.C.K. de
droit Belge et en
Nouvelle Compagnie B.C.K. de droit Congolais.
1970
Reprise de toutes les activités de la Nouvelle B.C.K. par la Société
Congolaise K.D.L. devenue
Compagnie de Chemin de Fer Kinshasa-Dilolo-Lubumbashi.
1974
Fusion des Sociétés de Chemins de Fer K.D.L., C.F.L, ( Office Congolais des
Chemins de Fer des Grands Lacs),
C.V.Z. (Chemins de Fer Vicinaux du Zaïre), C.F.M.K. (Chemin de Fer
Matadi-Kinshasa) et
C.F.M. (Chemin de Fer de Mayombe) en Société Nationale des Chemins de Fer
Zaïrois (S.N.C.Z.)
1991
Dissolution de la S.N.C.Z., création de la S.N.C.Z./ Holding et des filiales
O.C.S. (Office des Chemins de Fer du Sud),
S.F.E. ( Société des Chemins de Fer de l' Est) et C.F.U. (Office des Chemins
de Fer des UELES).
1995
En novembre 1995, dissolution de la SNCC/Holding et de ses filiales et
signature d'un accord cadre cédant
l'exploitation des Chemins de Fer à une Société privée dénommée SIZARAIL,
laquelle a été dissoute en 1997.
1997
Reprise de toutes les activités par la SNCC.
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Définition
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Chemin de fer,
subst. masc.
1 - Vieilli.
Chemin constitué de barres d'acier (rails) fixées bout à bout, selon deux
lignes parallèles, sur des traverses reposant elles-mêmes sur un ballast, où
circulent des wagons remorqués par une locomotive. Barrière, quai du
chemin de fer. Synon. usuel : voie ferrée. SYNT. (usuels).
a) (de chemin de fer). Ballast, rails, traverses de chemin de fer;
lignes, tronçons, voies, wagons de chemin de fer; hall, station de
chemin de fer; ponts, poteaux, remblai, talus, tunnels de chemin de
fer. b) (des chemins de fer). Disques, plaques tournantes,
signaux des chemins de fer.
2 - P. méton.
(usuel). Moyen de transport utilisant des véhicules se déplaçant sur ce type
de voies.
- Rem. Dans le sens « moyen de transport », synon. rail ou train (= moyen de
transport par voie ferrée). SYNT. Invention, création, développement, essor,
siècle, histoire, rôle des chemins de fer; transport, voyage par
chemin de fer; indicateur des, horaire, itinéraire, carte de chemin(s)
de fer; billets, tickets, places de chemin de fer; deux jours de
chemin de fer; accidents, catastrophe de chemin de fer; chemin
de fer à vapeur, à crémaillère, électrique, hydraulique; chemin de
fer aérien, de ceinture; chemin de fer souterrain,
métropolitain*; expédier qqc. par chemin de fer; voyager, partir,
revenir par/en chemin de fer.
- Rem. Syntagme voyage(r) en ou par chemin de fer : la documentation
montre que l'emploi de en ou par est devenu assez indifférent, du moins
quand il s'agit de pers., avec cependant une préférence pour en (par
influence de voyage(r) en automobile?). Par ailleurs on dit plutôt voyager
par le train*. Quand il s'agit de marchandises, voyager par chemin de fer
semble être la règle.
- Ensemble de ces voies, de ces véhicules et des installations qui y sont
relatives; le réseau de transport qu'ils constituent. SYNT. Matériel
roulant des chemins de fer; construction des chemins de fer;
administration des chemins de fer de l'État; fonctionnement,
nationalisation des chemins de fer. En partic., au sing. Ensemble
formé par la locomotive et les wagons qu'elle entraîne. Synon. train. SYNT.
Départ, retour en chemin de fer; manœuvres du chemin de fer;
sifflet, sifflement, bruit, grondement, trépidation du chemin de fer;
compartiment de, portière du chemin de fer; trajet, journée, nuit en
chemin de fer; dans le chemin de fer de (n. de ville);
voyager, partir, monter, dormir, rouler, revenir, être, revenir en/par (le)
chemin de fer. Gare de chemin de fer ou, p. ell., chemin de
fer.
- Ensemble des services de direction, d'exploitation de ce moyen, de ce
réseau de transport. SYNT. Compagnies de chemins de fer; services,
direction, ingénieur, contrôleur des chemins de fer; agents,
ouvriers, employés du/des chemin(s) de fer; fédération, syndicat,
grève des chemins de fer; travailler au chemin de fer.
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Les
Compagnies au Congo Belge.
Probablement très accessible aux initiés, la diversité
des lignes reste une jungle pour les néophytes.
Nous allons tenter d'y voir un peu plus clair.
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B.C.K.
Compagnie du Chemin de fer du
Bas-Congo au Katanga.
Direction : 7, rue Montagne du Parc -
Bruxelles
Direction générale en Afrique : Elisabethville.
Directions régionales : Jadotville, Kamina, Luluabourg.
Dans l'histoire du B.C.K., on
rencontre plusieurs noms formés d'initiales dont le sens échappe le plus
souvent aux profanes. Les voyageurs sont fort intrigués en voyant des
voitures marquées K.D.L., des locomotives L.K.D., des fourgons C.F.K., du
personnel portant les insignes B.C.K....
En 1891,
la Compagnie du Katanga fut constituée
pour en vue d'effectuer l'exploration du Sud de l'État Indépendant. Elle
conclut deux conventions avec ce dernier en mars 1891 et mai 1896. Ces deux
conventions imposaient à la Compagnie du Katanga certaines obligations
d'occupation et de mise en valeur du Katanga. En contrepartie, l'État
Indépendant lui concédait la pleine propriété du tiers des terres domaniales
situées dans les territoires visés par la convention de 1891. Pendant 99
ans, la Compagnie du Katanga pouvait exploiter le sous-sol dans les terrains
concédés.
Devant l'impossibilité matérielle de fixer les limites de ces terrains,
l'État Indépendant et la Compagnie du Katanga décidèrent de mettre leurs
biens en indivision. Ils constituèrent, en 1900,
le Comité Spécial du Katanga (C.S.K.).
Celui-ci va gérer les biens indivis de l'État Indépendant et de la Compagnie
du Katanga, en partageant les bénéfices au prorata des deux tiers pour
l'État et d'un tiers pour la Compagnie.
En 1902, le C.S.K. crée la
Compagnie de Chemin de fer du Katanga
(C.F.K.) dont les objectifs sont, d'une part, relier la région de la future
Elisabethville aux voies rhodésiennes (ligne vers Sakania) ; d'autre part,
relier la région à un port sur le Lualaba (ligne vers Bukama).
En 1906, le C.S.K., l'État Indépendant
et la Société Générale de Belgique fondent la
Compagnie du Chemin de fer du Bas-Congo au Katanga (B.C.K.).
Celle-ci se voit assigner les buts suivants :
- réaliser la liaison par rail de Bukama au Bas-Congo ;
- opérer des recherches minières dans ces régions. Pour mener à bien cette
tâche, le B.C.K. créera, en 1919, une société filiale, la Société Minière du
BCK.
En 1927, est constituée la
Société de Chemin de fer Léopoldville - Katanga -
Dilolo (L.K.D.). Le Gouvernement, principal actionnaire, octroie
à la nouvelle société la concession des trois lignes : Bukama -
Port-Francqui, Tenke - Dilolo, Port-Francqui - Léopoldville. A l'époque, ces
trois lignes étant en construction, l'exploitation est confiée au BCK ! En
fait, il s'agit d'une opération financière permettant d'achever les travaux
en cours.
En 1952, la KDL fusionne avec CFK sous
le nom de Société des Chemins de fer Katanga -
Dilolo - Léopoldville (K.D.L.). Cette dernière est seule
concessionnaire du réseau ferré katangais, le BCK étant entrepreneur et
exploitant.
Voilà pourquoi le titre de ce site est BCK-KDL.
Extraits de l'HISTOIRE DU
SERVICE POSTAL AU CONGO BELGE - 1886-1960 - tome 1 - Roger GALLANT Directeur
de Province honoraire des Postes en ex-Congo Belge.
Un peu plus en détail...
En 1892, la
Compagnie du Katanga (voir plus haut) jouit, par convention avec
l'État Indépendant du Congo de la pleine propriété d'un tiers de la surface
du Katanga maintenant découvert ainsi qu'un droit d'exploitation de son
sous-sol. Économiquement, cette réussite s'oppose à toute visée anglaise sur
des terres proches de l'héritage de Cecil Rhodes (Rhodésie). En pratique, la
mise en valeur de ce territoire n'est pas chose simple car les frontières
nord ne sont pas encore délimitées avec l'État Indépendant.
1896, les frontières du Katanga sont
enfin définies et l'attribution définitive des terres doit attendre, pour
raison de remembrement, la création du Comité Spécial du Katanga
(C.S.K.) en 1900. Celui-ci commence à
exploiter immédiatement le domaine pour le compte de l'État (2/3) et de la
Compagnie du Katanga (1/3). L'isolement du Katanga par rapport à la mer ou
tout pont de contact moderne force tout naturellement la Compagnie du
Katanga à penser au chemin de fer pour réaliser l'immense potentiel minier
de cette région. En effet, la poussée de Cecil Rhodes vers le Congo et les
rapports de Jules Cornet sur les richesses
géologiques du sud avaient, dès la fin du 19e siècle, montré la nécessité
d'assurer au Katanga une liaison avec l'océan. En même temps, le chemin de
fer de l'Afrique du sud arrivait à Bulawayo, en Rhodésie, tandis que celui
du Mozambique avait atteint et dépassé Salisbury. La liaison
Salisbury-Bulawayo fut mise immédiatement en chantier et sa prolongation
vers le nord décidée.
C.F.K. -
Chemin de fer du Katanga
Une convention est établie entre l'État
Indépendant du Congo et le puissant homme d'affaires et industriel
Robert Williams
pour la création d'une ligne partant du sud du Katanga
et un point à définir entre un confluent de la Lufira et le Lualaba. La
nécessité de se raccorder au réseau rhodésien semblait alors évidente.
11 mars 1902 - Fondation de la Compagnie du chemin
de fer du Katanga.
Le capital initial est de 1.000.000 de francs souscrit à raison
de 2.400 actions par l'État Indépendant du Congo et 1.600 par Robert
Williams.
En bourse ! Une action CFK.
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Voici un article
commémoratif de cinq pages - Cliquez sur chacune des images pour une taille
"lisible".
Envoi de Georges DEHASSE - Un tout grand merci !
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Le premier
président en est Théodore Heyvaert
et Robert Williams en est le
vice-président. Si le siège administratif est établi à Bruxelles, le siège
social l'est à Lukonzolwa, sur les rives du lac
Moëro, siège du CSK.
1903, une mission
dirigée par le commandant Jacques
(futur général Baron de Dixmude) reconnaît un itinéraire possible dans la
partie occidentale du Katanga. Il recherche donc un itinéraire reliant la
frontière méridionale du Katanga à un point navigable du Lualaba. Il indique
d'emblée que la vallée de la Lufira est une médiocre voie de pénétration et
recherche d'autres tracés. Il recommande enfin un itinéraire dont on
s'inspirera certainement. Il écrit, en effet : ...Bukama est la tête de
ligne toute indiquée, comme se trouvant au terminus de la navigation, assez
rapprochée des mines et se prêtant au surplus admirablement aux
installations très importantes d'une gare terminus". Cette mission ne
reçut aucune suite immédiate.
1906, nouvelle mission dirigée par
l'ingénier Ckiandi reconnaît un itinéraire
entre Ruwe (sur le Lualaba) et Musofi, à la frontière rhodésienne (voir
Études). Au
même moment était créée, à Bruxelles, l'Union
Minière du Haut Katanga (UMHK). Fondée pour l'exploitation des
mines, elle a également comme mission de participer à la construction d'un
chemin de fer pour transporter matériel et équipement de mines ainsi que
leurs richesses extraites.
Le BCK avait aussi le droit de faire des recherches
minières dans une zone déterminée, l'État se réservant la moitié des
bénéfices éventuels. Ces recherches ont abouti à la création, en
1919, de la Société
Minière du Bécéka.
B.C.K.
31 octobre
1906 - Fondation de la Compagnie du Chemin de fer du Bas-Congo au Katanga,
pour la construction et l'exploitation
d'une ligne reliant BUKAMA à PORT FRANCQUI (sur le Kasaï). Pour créer cette
compagnie, il faut commencer par dissoudre la société d'études des chemins
de fer du Stanley-Pool au Katanga et à l'Itimbiri dont les concessions
rendaient indisponibles les régions concernées. Les fonds nécessaires au
financement de ce programme proviennent d'un emprunt de 150 millions à 4%
lancé par le roi Léopold II en juin 1906. Lorsqu'une augmentation de capital
fut décidée, Robert Williams renonça à y souscrire, les travaux étant
adroitement menés pour limiter l'intervention
anglaise au Katanga, et sa participation ne fut plus que minime (moins de
1%) alors que l'UMHK, avec ses 10 millions de francs, en posséda bientôt
presque 10%. L'État deviendra bientôt l'actionnaire principal.

Jean Jadot
sera l'administrateur délégué de cette entreprise. Il revient de Chine,
couvert de gloire, après avoir construit les 2.215 km de la ligne
Pékin-Hankow.
Son objectif
principal est le suivant :
- Étudier, construire et exploiter un chemin de fer du Katanga au Bas-Congo
;
Ce sera la ligne BUKAMA -
PORT-FRANCQUI
- Étudier, construire et exploiter une ligne reliant les mines katangaises à
la ligne portugaise du Benguela ;
Ce sera la ligne TENKE - DILOLO
- Réaliser la participation financière de l'État Indépendant du Congo dans
la Compagnie du Chemin de fer du Katanga (CFK) et étudier, construire et
exploiter une voie ferrée reliant le Lualaba navigable à la frontière sud du
Katanga.
Ce sera la ligne SAKANIA - BUKAMA
Le Chemin de fer du
Bas-Congo au Katanga doit, par convention, contrôler la Compagnie du chemin
de fer du Katanga pour le compte de l'État.
1927 -
la BCK reprend la Société des
Chemins de fer Léopoldville-Katanga-Dilolo (LKD) dans tout ce qui
concerne le rail reliant le Katanga au Bas-Congo et le Katanga au rail du
Benguela. Il agit également pour compte du CFK sur la ligne Sakania-Bukama.
A la suite de la fusion du CFK et de
la LKD, le BCK agit pour le compte de la Compagnie des Chemins de fer
Katanga-Dilolo-Léopoldville (KDL).
Le B.C.K.
assure l'exploitation d'un réseau de 2.555 km de lignes
principales ainsi que les ports fluviaux de Bukama et Port-Francqui.
L'écartement est
celui pratiqué par l'Afrique du Sud, soit 3 pieds 6 pouces ou 1,067 m,
l'exploitation est à voie unique avec gares de
croisement, la sécurité est assurée par "Block System"
à bâton pilote Webb-Thompson. Les déclivités ne
dépassent pas 12,5 mm/m avec compensation pour les courbes de rayon
inférieur à 1.000 mètres. Mais des déclivités de 15 ou 20 mm/m sont
utilisées dans les Biano, entre Tenke et Bukama. Le rayon minimal des
courbes est de 300 m, à de rares endroits, de 200 m.
La suite de l'histoire
est décrite dans chaque section des lignes.
Carte du réseau BCK

Les lignes de cette Compagnie sont
traitées en détail pour chaque section construite.
Consulter la carte.
Les différents noms qu'elle a porté sont les suivants :
- C.F.K. (Chemin de fer du Katanga)
- L.K.D. ou LEOKADI (Léopoldville-Katanga-Dilolo)
- B.C.K. (Bas-Congo au Katanga)
- K.D.L. nouveau LKD
après l'Indépendance :
- N.B.C.K.
- K.D.L. (Katanga-Dilolo-Léopoldville)
- S.N.C.Z. (Société Nationale du Chemin de fer Zaïrois)
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Évolution
du trafic BCK de 1919 à 1951

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L.K.D. - Léokadi.
Léopoldville - Katanga - Dilolo
Siège social : Elisabethville.
Président du Conseil d'Administration : Guillaume Olyff.
13 avril 1927
- Création administrative et financière, cette solution
juridico-administrative naît à la suite de la fin de la ligne Bukama -
Port-Francqui et constitue la dernière des mission du BCK : relier le
Katanga à la côte Atlantique en traversant celui-ci transversalement pour
rejoindre le chemin de fer du Benguela (Angola portugais) via Dilolo,
dernier poste congolais.
16 septembre 1927 - Une convention est
formée entre Colonie et BCK, créant une nouvelle compagnie, la Société des
Chemins de fer Léopoldville-Katanga-Dilolo (L.K.D.)
Le BCK agit désormais, de fait, pour le compte de
la KDL. L'exploitation de cette ligne est confiée au BCK. L'ensemble du
réseau et du matériel seront unifiés et gérés par le seul BCK.
Réseau de 1.645 km comprenant les lignes PORT FRANCQUI - BUKAMA (1.125 km)
et TENKE - DILOLO (522 km) - BUKAMA est la tête de ligne.,
PORT FRANCQUI en est le terminus. -
Ce nom barbare sera ensuite inversé, car plus agréable à l'oreille
"KDL".
31 décembre 1930 -
Solde bénéficiaire important sur la ligne Port-Francqui - Bukama. |
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K.D.L.
Katanga - Dilolo -
Léopoldville |
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Une action KDL. |
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C.F.L.
Compagnie du Chemin de fer du Congo Supérieur aux grands Lacs
africains.
Direction : 24, rue de l'Astronomie -
Bruxelles
Direction générale en Afrique : Albertville.
Direction du service des Mines et des Terres : Kindu.
REMARQUE
Il ne fait pas de doute que, sans la création et les réalisations de la
C.F.L., le B.C.K.-K.D.L. dont ce site traite, n'aurait pas eu l'essor qu'il a connu.
C'est pourquoi la C.F.L. fait l'objet d'un traitement un peu plus
approfondi.
Le roi Léopold II en premier, les différents Ministères
des Colonies ensuite, ont toujours cherché dans les premiers temps de la
Colonie à s'affranchir du transport par l'étranger des marchandises
provenant et à destination du Congo. Mais, le transport autonome est long,
cher et comporte de nombreuses ruptures de charges. Au fil du temps,
les conditions économiques s'améliorent, les liaisons directes, rapides et
sans rupture de charge de la ligne de l'Angola desserviront plus
avantageusement le Katanga.
4 janvier 1902 -
Création de la Compagnie des Grands Lacs.
A l'origine, elle a comme but la
construction et exploitation au Congo de
deux chemins de fer
pour :
-
relier le fleuve Congo de Stanleyville au lac Albert,
- relier le fleuve Lualaba au lac Tanganyika.
Mais, quelques mois après et par la suite, elle visera trois objectifs
:
- désenclaver l'intérieur du Congo Indépendant
et donner accès à
l'Océan Atlantique aux productions minières du Katanga
;
- relier les grands lacs du centre de l'Afrique à l'Océan
Atlantique, en se rendant indépendant des voies ferrées
de l'Est Africain ;
- faire communiquer fleuve Congo et Nil.
- Ce dernier objectif sera rapidement abandonné.
Désenclaver l'intérieur du Congo.
1903 - Construction du premier
tronçon ferré STANLEYVILLE - PONTHIERVILLE (127 km).
La liaison décidée des deux localités Stanleyville-Ponthierville séparées
par un bief du Lualaba non navigable pour cause de chutes d'eau importantes
: les Stanley Falls.
2 janvier 1903 - Les ouvriers déboisent la rive gauche du Lualaba à
Stanleyville et creusent la tranchée de la voie de quai. Les terrassements
sont entrepris et les premiers rails posés à l'écartement d'1 m. sur des
traverses en bois du pays. Cet écartement est prévu pour correspondre avec
celui d'une éventuelle liaison ferroviaire allemande en Afrique de l'Est. Le
but initial du CFL étant de créer une voie de pénétration vers l'Est en
reliant le fleuve Congo aux Grands Lacs et au Nil (à Redjaf). Le personnel est composé de 65 Européens (7
ingénieurs) et 1.200 travailleurs congolais. Deux bateaux à roue à aube (le
Kintambo et le Segetini) sont
réservés pour le transport du matériel sur le fleuve Congo, depuis
Léopoldville jusqu'à Stanleyville. On aménage une jetée avec voies d'accès
et garages à Léopoldville. Trois locomotives-tenders de ligne du type 0-6-0
pesant 26,4 tonnes en ordre de marche sont commandées aux Ateliers de
Construction de la Meuse en 1903, ainsi que trois locomotives de manoeuvre
de type 0-4-0 de 15,2 tonnes au Ateliers Métallurgiques de Tubize. En 1905,
trois autres locomotives de type 0-4-0 sont commandées à cette dernière
usine. toutes sont chauffées au bois.
1er septembre 1906 - Inauguration de la ligne.
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A Bruxelles, Paris, Londres, Berlin et Rome, on était unanime à
reconnaître la haute portée économique et humanitaire de l'évènement. Le
commentaire du bulletin de l'Union de l'Association des anciens élèves
des écoles supérieure de commerce de France résume bien l'opinion
générale : 3Depuis un mois, les 127 km du chemin de fer de
Stanleyville à Ponthierville ont ouvert à la vapeur les 400 km du bief
navigable de Ponthierville à Kindu,... et voici une nouvelle route de
portage abolie. Une voie est projetée de Kindu à Buli où s'ouvre un bief
navigable d'où partiront les lignes du Katanga ;... cette immense voie
est l'un des plus beaux titres de gloire de l'État Indépendant du Congo
car en abolissant le portage et en mettant le centre africain en
communication rapide avec la côte atlantique, les chemins de fer
congolais accomplissent une oeuvre économique, civilisatrice et
humanitaire qui ne saurait être trop louée".
Extrait du "Rail au Congo belge" - tome 1 - p 226. - Charles
Blanchart.
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1902 - Aménagement du bief moyen PONTHIERVILLE - KINDU (320
km).
Il convient de dérocher deux passages dangereux, aménager et baliser les
hauts-fonds. Un premier balisage commencé en 1902 se termine en 1905. Le 2 octobre 1905, un
sternwheeler de 1 m de tirant d'eau est aménagé et monté à Ponthierville.
Suivent, dans le courant de l'année 1906, la mise en service du remorqueur
"Édouard Empain et d'une barge de 70 tonnes. La construction d'autres unités
a lieu à Ponthierville. En 1919, le chantier naval est transféré à Kindu.
Les installations ont permis l'acheminement des grosses pièces destinées aux
installations de la Géomine et des rails nécessaires à la construction du
chemin de fer du BCK. La première unité sternwheel de 125 tonnes (charge
utile : 30 tonnes - tirant d'eau : 1 m) du CFL fut baptisée "Baron van
Eetvelde", lancée le 02 octobre 1905 et effectua son premier voyage le
19
janvier 1906. Il fut bientôt rejoint par le "Comte d'Oultremont" et
l'"Auguste Delbeke", du même type.
1906 - Construction du deuxième tronçon ferré KINDU - KONGOLO
(355 km).
En amont de Kindu, le fleuve n'est pratiquement plus utilisable. Un tronçon
ferroviaire permet d'éviter la partie du fleuve Lualaba non
navigable. Il comporte 20 ponts. Le tracé le meilleur est en ligne droite,
le long de la rive gauche du fleuve. Le début des travaux est conditionné
par la mise en service de la liaison Stanleyville-Ponthierville par laquelle
doivent être acheminés rails, traverses, éléments de ponts, matériel
roulant... A Kindu, il fallait également installer une nouvelle tête de
ligne avec ateliers et habitations. Les travaux sont achevés en février
1907. Le relief du terrain ainsi que de nombreux obstacles rendaient le
travail pénible. - En 1905, il est passé commande aux Ateliers
Métallurgiques de Tubize de trois locomotives-tenders de type 0-4-0, 20
wagons de terrassement, 8 wagons plats, 4 wagons fermés et 8 wagons à
haussettes. En janvier 1910, on passa commande aux Usines Métallurgiques du
Hainaut de 2 locomotives-tenders de ligne de type 0-6-0 et , en juin 1910,
on commandait à la Franco-Belge 4 nouvelles locomotives de même type mais
avec tenders séparés.
30 décembre 1910 - Mise en service de la ligne, 2 mois avant que le
rail BCK ait atteint la Mine de l'Étoile !
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On avait projeté de relier le km 116 à Piani Mulamba par un decauville,
mais le decaucille n'eut aucun succès auprès des Noirs. Ils paraissaient
se fatiguer beaucoup à pousser les wagonnets, et l'on a vu, chose inouïe
pour qui n'a pas vécu au Congo, des équipes de travailleurs prendre les
wagonnets chargés sur leurs épaules plutôt que de les pousser devant
eux. A la saison des pluie, le poto-pote rend le decauville
inutilisable.
Extrait du
"Rail au Congo belge" - tome 1 - p 239. - Charles Blanchart.
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Aménagement du bief supérieur KONGOLO - BUKAMA
(420 km).
1905 - Une carte détaillée dressée par le lieutenant danois Mauritzen,
sur notes prises en 1903 par l'italien Lattes montre que le Lualaba est navigable de
Kongolo au Lac Kisale entre balises et avec maintien d'un chenal et
régularisation du débit par des épis et des clayonnages pour les eaux basses
pour les 100 derniers kilomètres.
22 août 1907 - Les travaux considérables de la "bataille de la
vase et des papyrus" sont entrepris et gagnés en novembre 1910.
Septembre 1909 - Choix d'un port terminus proche de BUKAMA.
Mai 1911 - Le "Baron Janssens" relie Kongolo à Bukama, voyage de 640
km effectué en 67 heures. La bataille contre la vase et les papyrus ne fut
jamais terminée et il fallut prolonger le rail jusqu'à KABALO en raison des
difficultés de navigation entre Kongolo et Kabalo. L'armement fluvial à la
veille de la première guerre mondiale, se compose, outre le Baron Janssens,
deux remorqueurs à hélices, le "Constantin Burlet" et le "Princesse
Marie-José", un sternwheeler de 250 Cv, le "Auguste Adam" et un un autre à
passagers, le "Louis Cousin" ainsi que quatre berges pouvant charger 200
tonnes. - La navigation posera toujours un problème sur ce bief. C'est pour
parer à ces difficultés que la Compagnie du BCK proposa, début 1918, de
prolonger son réseau jusqu'à un point qui soit accessible, en tous temps,
aux vapeurs du CFL.
Relier les grands lacs au fleuve Congo.
Construction du troisième tronçon ferré
KABALO - ALBERTVILLE (273 km).
1902 - Dès sa création, la Compagnie se soucie déjà de relier le Lualaba
au lac Tanganyika.
Avril 1911 - Début des travaux au départ de Kabalo, à 75 km au sud de
Kongolo. Le tracé prévoyait
de toucher le lac Tanganyika un rien au Nord de la sortie de la Lukuga.
Mais, ce fut un endroit plus au sud de la Lukuga, proche de la rivière
Kalemie, qui fut choisi en raison d'une meilleure situation pour créer un
débarcadère. Cet
endroit deviendra Albertville. travaux pénibles en raison de la nature du
terrain.
Septembre 1911 - Commande unique de 11.000 tonnes de traverses
métalliques, de 15.000 tonnes de rails.
Fin décembre 1911 - Commande aux Usines Métallurgiques du Hainaut de 6
locos de type 0-4-0 et de 97 wagons divers.
1914 - Première guerre mondiale.
Février 1915 - Pressé par la nécessité de faire face à l'ennemi allemand
sur les bords opposés du Tanganyika, le rail atteint le lac à 267 km de
Kabalo. Il sera prolongé, au sud, jusqu'en bordure de la
Kalemie qu'il atteindra en avril 1915, à 273 km de Kabalo.
23 novembre 1917 - Les ponts définitifs construits, les grosses locos
atteignent le lac. Les transports de guerre effectués par le CFL atteignent
20.000 tonnes et transportent 12.000 soldats.
Équipement du lac Tanganyika.
17 septembre 1913 - Commande, chez Cockerill, de deux
caboteurs côtiers de 750 tonnes de 52 m de long, 8 m de largeur,
équipés de machines de 400 CV, le "Baron Dhanis" et le "Duc de
Brabant".
22 août 1914 - La
guerre éclate. Les Allemands de l'Est Africain
bombardent depuis Kigoma le petit port d'Albertville. Les activités
sont focalisées sur l'effort de guerre et le transport des personnes et du
matériel à cet effet. Le seul bateau disponible est l'"Alexandre
Delcommune", vapeur de 50 tonnes lancé en 1901 ! par la Compagnie du
Katanga. Coulé le 22 août, il sera renfloué, reconstruit et baptisé
"Le Vengeur".
Novembre 1915 - L'embouchure de la Lukuga ne convient pas pour établir
un port. Odon Jadot fait construire une jetée de 80 m perpendiculaire à la
rive à l'embouchure de la Kalemie.
1916 - Construction d'une cale pour le montage du "Baron Dhanis",
barges et autres bateaux.
17 novembre 1916 - Mise à l'eau du Baron Dhanis à destination de
KIGOMA. Le BCK n'avait pas encore atteint Bukama !
1922 - Mise en service du "Duc de Brabant", la jetée atteint alors
234 m.
La CFL exploite également le bief
navigable de la Luvua et les lignes du lac Tanganyika
Albertville-Usumbura-Kalundu (Uvira) et Albertville-Moba.
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L'effort de guerre avait entraîné pour la Compagnie des dépenses
supplémentaires... [...] Elle obtint, en 1919, de l'équipement et du
matériel provenant de l'Est Africain, notamment 6 voitures à voyageurs
et 9 wagons. Elle recevra une indemnité de 10 millions de francs qui ne
seront perçus qu'en 1930. En compensation également, la Belgique recevra
un mandat sur le Ruanda-Urundi.
Extrait du
"Rail au Congo belge" - tome 1 - p 257. - Charles Blanchart.
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Pour être très intimement liées au sort
du BCK,
les liaisons CFL suivantes sont décrites séparément :
1939 - La construction du tronçon Kongolo-Kabalo est décrite en
page Kongolo (ligne
Kongolo-Kabalo).
1952 - La construction du tronçon Kabalo-Kabongo
est décrite en page Kabalo (ligne
Kamina-Kabalo)
Aménagement du bief du Lualaba KONGOLO - BUKAMA,
décrit en page Kongolo (ligne
Kindu-Kongolo)
Relié au BCK en 1956
grâce à la jonction KAMINA - KABALO qui la met en relation avec LOBITO, sur
l'océan Atlantique, sans rupture de charge, le CFL fusionne au KDL dont le
BCK avait perdu la gestion pour entrer, en 1974, dans le réseau ferré de la
SNCZ (Société Nationale des Chemins de fer Zaïrois).
Horaire
des services fluviaux et des Grands Lacs.
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Bief Ponthierville - Kindu :
Départ de Ponthierville, le jeudi à 04:00
h. Escales à Lilo, Kirundu, Lowa, Kaïlenge, Lokandu, Elila - Arrivée à Kindu
le samedi à 21:00 h. Logement à bord des voyageurs par rail pour
Elisabethville ou Albertville, le dimanche.
Départ de Kindu, le mardi à 09:00 h pour les
voyageurs du rail venant d'Albertville et Elisabethville - Arrivée à
Ponthierville le mercredi à 19:00 h.
Bief Kabalo - Bukama (565 km)
:
Toutes les 3 semaines - Durée de la montée : 12 jours. Durée de la descente
: 7 jours.
En correspondance avec le rail venant de Kindu (mardi), Albertville
(mercredi), Kamina (mercredi).
Départ de Kabalo le jeudi à l'aube. Escales à
Ankoro, Muyumba, Kabumbulu, Mulongo, Malemba, N'Kulu, Kadia, Kalombo,
Nyonga, Kabelwe, Kiabo, Maka. - Arrivée à Bukama le samedi de la semaine
suivante dans l'après-midi. Correspondance vers Elisabethville et Lobito.
Au retour, départ le lundi à 16:30 h, en
correspondance avec le rail venant d'Elisabethville et de Lobito. Arrivée à
Kabalo la nuit du dimanche au lundi. Lundi matin, trains vers Albertville et
vers Kindu avec correspondance immédiate vers Stanleyville.
Service du lac Tanganyika :
Entre Albertville et Kalundu, via Kigoma et Usumbura.
Deux liaisons par semaine, dans les deux sens.
- tous les 14 jours, le jeudi. En correspondance avec le rail venant Kindu,
Lobito, Elisabethville.
Départ d'Albertville le jeudi à 16:00 h, Kigoma
le vendredi de 06:00 à 16:00 h, Kalundu le samedi de 15:00 à 17:00 h.
Arrivée à Usumbura le samedi à 19:00 h.
Départ d'Usumbura le lundi à 12:00 h, à Kalundu
le lundi à 14:00 h, départ de Kalundu le mardi à 08:00 h, passage à Kigoma
le mercredi de 17:00 à 18:00 h, rentrée à Albertville le jeudi à 08:00 h.
- les lundi et samedi de la première semaine et le mercredi de la semaine
suivante.
Les trains venant de Dar es-Salaam arrivent à Kigoma les lundi, jeudi et
samedi à 08:00 h et repartent les mêmes jours à 19:00 h.
Service bimensuel sur le lac Tanganyika :
Entre Albertville et Baudouinville (Moba).
Départ : tous les 14 jours, le jeudi à 18:00 h, passe la nuit à Mpala
et arrive le vendredi à Baudouinville à 06:00 h.
Retour : dimanche 12:00 h, soirée à Mpala,
arrivée à Albertville le lundi à 06:00 h.
Réseau Colonie :
Luapula et lac Moëro, tous les 14 jours entre
Kasenga et Pweto.
Réseau du lac Albert :
Service assuré par l'East African Railways and Harbours, entre Butiaba et
Kasenyi, tous les 14 jours. Correspondance directe avec Mombasa.
Départ de Butiaba, le vendredi soir, arrivée à
Kasenyi le samedi matin.
Départ de Kasenyi, le samedi midi, arrivée à
Butiaba à 19:00 h.
Butiaba-Mahagi port, tous les 14 jours.
Départ de Butiaba le jeudi à 10:30 h, arrivée à
Mahagi le vendredi matin. Rentré à Butiaba le vendredi soir. |
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En hommage à tous les travailleurs du
C.F.L.
Pour l'expatrié,
la vie était dure sous les
tropiques : climat insalubre, nature impitoyable, maladies mal maîtrisées,
insectes et animaux sauvages,...Pour s'abriter, il n'avait souvent qu'une
tente ou une baraque exiguë. Il manquait du confort le plus élémentaire.
Venant sans famille et les loisirs étant rares, il ne lui restait plus qu'à
travailler pour tuer le temps. Pour seule compagnie, il avait ses
travailleurs indigènes ayant une autre culture et ne parlant pas sa langue.
dans de telles conditions, il fallait être fort résistant pour ne pas se
laisser aller à l'abattement... Il faisait partie de ces pionniers de la
civilisation qui, au prix d'un labeur intense et d'énormes sacrifices,
apportèrent à ce pays neuf et à ses populations le meilleur d'eux-mêmes pour
jeter les bases d'une ère nouvelle et permettre au Congo de trouver sa place
dans le concert des nations.
Ils n'ont pas réalisé ces projets audacieux seuls, ils furent aidés dans
leurs tâches par les autochtones...
Le travailleur indigène était bien traité. En plus de sa ration
alimentaire, il touchait un salaire en nature, il recevait aussi des
couvertures et des étoffes pour s'habiller. La compagnie, se souciant de
l'état sanitaire de son personnel, construisit des hôpitaux et des
dispensaires. Elle ne soignait pas seulement les travailleurs dont elle
avait besoin, mais aussi de nombreuses famille et souvent tous les
villageois riverains...
Sans les travailleurs indigènes, rien n'aurait été accompli au Congo. La
confrontation des cultures et des mentalités dut être pénible aux Noirs,
comme elle le fut aux européens. Le temps se chargeant d'aplanir les
différences, ils finirent par s'accepter, s'estimer et par travailler
ensemble à un avenir meilleur.
"Je ne
peux m'empêcher de rendre hommage à la vaillance et au dévouement de tous
les Blancs qui ont apporté leur collaboration au Chemin de fer des Grands
Lacs... J'ai demandé à des ingénieurs, à des chefs d'ateliers ce qu'ils
pensaient des travailleurs indigènes. Tous étaient d'accord pour affirment
qu'avec de la patience, on pourrait en faire d'excellents hommes de métier.
Ce sera le mérite du chemin de fer du Congo Supérieur d'avoir contribué à
doter notre colonie d'une main d'oeuvre plus intelligente et plus active".
Fritz Van Der Linden - 1909
"J'examinai soigneusement les travailleurs indigènes et les trouvai
vigoureux et alertes... Ils me firent l'impression d'être prospères et
contents de leur patron, de leur emploi et de leur salaire".
M. Geil - Américain.
Extrait du
"Rail au Congo belge" - tome 1 - p 267. - Charles Blanchart.
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Autres lignes ne faisant pas partie du présent site :
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Toutes ces lignes sont de couleur noire
sur la
carte des lignes. |
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OTRACO
Office d'Exploitation des
Transports Coloniaux.
Direction : 101, avenue Louise - Bruxelles.
Direction en Afrique : Léopoldville.
Agences à : Boma, Lukula, Tshela, Matadi, Thysville, Coquilhatville,
Libenge, Lisala, Basankusu, Bumba, Aketi, Basoko, Stanleyville,
Banningville, Kikwit, Kutu, Port-Francqui, Luebo, Lusambo, Kalundu et
Bukavu.1935 - Création
dans le but de réunir, sous une direction unique, des entreprises de
transports pour le compte de la Colonie sur le territoire du Congo Belge. La
Direction se trouve à Léopoldville.
L'Otraco gère alors :
- le chemin de fer de Matadi à Léopoldville - Direction à Thysville ;
- les services fluviaux du Haut-Congo et de ses principaux affluents -
Direction à Léopoldville ;
- le chemin de fer du Mayumbe (Boma-Tshela) - Direction à Lukula ;
- les ports de Boma et de Matadi ;
- les ports de Léopoldville, Coquilhatville, Stanleyville ;
- le réseau du Kivu comprenant le chemin de fer, la navigation sur le lac
Kivu, les ports de Bukavu, Goma, Kalundu.
L'Otraco exploite le fleuve Congo et ses affluents depuis
Léopoldville jusqu'à Stanleyville, y compris le Kasaï et ses affluents et le
lac Léopold II; elle assure également le service sur le Bas-fleuve entre
Matadi, Boma et Banana ; elle dessert le lac Kivu.
Les deux principales lignes fluviales sont celles du
fleuve entre Léopoldville et Stanleyville et celle du Kasaï ; elles assurent
la correspondance avec les transports de la Province Orientale et avec ceux
du réseau BCK, et de la MAS du Kasaï et du Katanga.
Au départ de Léopoldville, il existe les lignes
suivantes, aller comme retour :
- Léopoldville - Stanleyville (tous les jours,
de jour comme de nuit) - Aller : 7 jours - Retour : 5 jours.
- Léopoldville - Coquilhatville (tous les 14
jours par bateau supplémentaire) - Aller : 7 jours - Retour : 5 jours.
- Lac Léopold II (tous les 21 jours) - Aller :
7 jours - Retour : 5 jours.
- Service Courrier du Kasaï, de Léopoldville à
Port-Francqui (tous les jours) - Aller : 5 jours - Retour : 3 jours.
Au départ de Coquilhatville :
- Coquilhatville - Libenge, ligne de l'Ubangi,
tous les 28 jours - Aller : 8 jours - Retour : 7 jours.
- Coquilhatville - Basankusu - Befori, ligne de
la Maringa, tous les 14 jours - A : 13 jour - R : 8 jours.
- Coquilhatville - Basankusu - Bosow Limune,
ligne de la Lopori, tous les 14 jours - A : 12 jours - R : 10 jours.
- Coquilhatville - Ikali, ligne de la
Momboyo-Luilaka, toutes les 4 semaines - A : 9 jours - R : 5 jours.
- Coquilhatville - Bondo, ligne de la
Busira-Tshuapa, tous les 14 jours - A : 14 jours - R : 8 jours.
- Coquilhatville - Businga, ligne de la
Mongala, tous les 21 jours - A : 8 jours - R : 5 jours.
- Coquilhatville - Balangala, ligne de
l'Ikelemba, toutes les 4 semaines - A : 4 jours - R : 3 jours.
- Coquilhatville - Bikoro, ligne du lac Tumba,
toutes les 4 semaines - A : 3 jours - R : 2 jours.
Au départ de Boende :
- Boende - Lomami, ligne de Lomela, toutes les
4 semaines - A : 6 jours - R : 4 jours.
Au départ de Banningville :
- Banningville - Kikwit, ligne du Kwilu,
hebdomadaire - A : 4 jours - R : 2 jours.
- Banningville - Kenge, ligne de la Wamba, tous
les 14 jours - A : 7 jours - R : 3 jours.
Au départ de Kutu :
- Kutu - Dekese, ligne de la Lukenie,
toutes les 3 semaines - A : 8 jours - R : 4 jours.
Au départ de Matadi :
- Matadi - Boma - Banana, service du
Bas-fleuve.
Matadi-Boma, mardi et vendredi à 07:00 h, arrivée à 09:30 h.
Boma-Banana, mardi à 12:00 h, arrivée à 14:00 h.
Banana-Boma, mercredi à 07:00 h, arrivée à 14:00 h.
Boma-Matadi, lundi et jeudi à 07:00 h, arrivée à 12:00 h.
Au départ de Bukavu :
- Service lacustre sur le lac Kivu, escales
Nord à Goma, Kisenyi, Kirotshe - Bukavu-Goma : 5 h 30'
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C. F. B.
La Compagnie du Chemin de fer du Congo.
"Le train Blanc"
Les stations sont les suivantes :
Matadi - Kenge -
Songololo - (col de Zole) - Tumba - Kama - Thysville (col de Zona
Gongo) - Inkisi - Tampa - Dolo (Léopoldville).
31 juillet 1889 - Création de la Compagnie pour la construction
de la ligne devant relier MATADI à LEOPOLDVILLE.
Albert Thys en est son premier président. Il choisit le site de
Matadi comme point de départ.
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Croisement près de Matadi
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15 mars 1890 au 16 mars 1898 - Construction de la ligne avec
d'énormes difficultés, au prix de nombreuses vies humaines et d'énormes
difficultés d'argent. - TUMBA est le terminus des travaux lors de la
construction de la ligne.
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Gare de Tumba - 1908
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1 mai 1896 - Inauguration de la gare de MATADI . Cette station
est restée tête de ligne jusqu'en 1898.
1898 - Arrivée de la ligne au Stanley-Pool à LEOPOLDVILLE, terminus
de la ligne.
1920 - Des travaux d’aménagement de cette voie ferroviaire furent
rendus nécessaires.
Gare de Thysville
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Site de Thysville
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Arrivée à Ndolo (Léopoldville) le 16 mars 1898
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Loco de type Garratt
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C.V.M.
Société des Chemins de
fer Vicinaux du Mayumbe
30 juillet 1898 - Création de la Compagnie.
21 septembre 1898 - Convention entre l'État Indépendant et la
Compagnie pour construire une ligne devant relier un point accostable de
l'estuaire du Congo (BOMA) à un point du bief navigable du Moyen-Tshiloango
(frontière avec le Congo français). La ligne n'atteindra jamais la frontière
et sera limitée à Tshela. Elle est longue de 140 km, allant de Boma à Tshela
en passant par Luki (km 32), Lemba (km 39), Lukula (km 80), Loango (km 114).
Octobre 1899 - Les travaux atteignent la rivière Luki.
Août 1900 - le rail atteint la gare de Tshisundi au km 44 et que
l'exploitation de la ligne débute.
Octobre 1901 - le rail atteint la Lukula.
1910 - L'État décide de prolonger la ligne de Lukula à Tshela.
1914 - Les travaux sont terminés.
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locomotive du Mayumbe
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Vicicongo
Chemin de fer Vicinaux du Congo.
Direction : 5, rue de la
Science - Bruxelles.
Direction générale en Afrique : Aketi.
Direction à Paulis - Sièges à Stanleyville, Bunia, Buta, Butembo.
7 mai 1924 - Création de la Société pour la
construction et l'exploitation des lignes secondaires vers les grandes voies
de communication.
1937 - Le réseau ferroviaire s'étend au Nord du fleuve Congo et
totalise 842 km. Il comprend les lignes :
- Aketi-Andudu (685 km)
- Komba-Bondo (121 km)
- Liénart-Titule (31 km)
Le réseau routier totalise 21.000 km.
Vicicongo exploite un réseau ferroviaire vicinal pour marchandises et
voyageurs indigènes dans les Uele, réseau qui draine vers Aketi tous les
produits du Nord de la Province Orientale. Elle exploite également un réseau
routier dans toute la Province Orientale et le Nord-Kivu. |
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Bureaux de Vicicongo à Aketi
Photo aimablement cédée par R. Jacquemotte |
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Gare d'Aketi
Photo aimablement cédée par R. Jacquemotte |
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Cefaki
Chemin de fer au Kivu. |
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20 juin 1929 - La Société des
Chemins de fer au Kivu est créée pour relier le lac Tanganyika( Kalundu, 776
m) au lac Kivu (Bukavu, 1460 m) pour une distance d'environ 140 km. Mais, la
topographie étant difficile, la ligne ne sera exécutée que jusqu'à Kamaniola
(km 93,4). On choisit l'écartement de 1,067 m pour une liaison éventuelle
avec le rail anglais (Le Cap - Le Caire). De nombreux ponts seront
nécessaires (Mulongwe, Kamvira, Kiliba).
10 juin 1931 - Le tracé est reconnu jusqu'à son terminus. La voie est
au km 35.
20 novembre 1931 - Le rail atteint son point terminus à Kamaniola. En
effet, le passage de la vallée de la Ruzizi présentait de telles difficultés
(col de Businga : 1.756 m) que la réalisation du tronçon Kamaniola-Bukavu
resta à l'état de projet. Les études trop peu poussées en sont la cause.
Le tronçon non construit fut remplacé par du transport automobile jusqu'à
Bukavu (63 km).
Le Cefaki assure aussi le transport sur le lac Kivu (Bukavu-Goma) au moyen
de son vapeur "Général Tombeur".
Au lendemain de la deuxième guerre
mondiale, le Cefaki sera repris par l'Otraco. |
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Les autres sociétés de transport :
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Les M.A.S
Messageries Automobiles du
Sankuru.
Direction et Siège social : 72,
avenue du Kasaï - Elisabethville.
Directions régionales : Kamina - Kabinda - Luluabourg.
La Société exploite en trafic commun avec le BCK
les grandes routes du Kasaï et de l'Ouest du Katanga. Elle assure la liaison
aux gares des centres non desservis par le rail.
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La Sotranscongo
Société de Transport et de Commerce au Congo Belge.
Direction : 27, rue du Trône -
Bruxelles
Direction Générale en Afrique : Gemena
La Société exploite les routes du district de l'Ubangi et de la Mongala, en
province de l'Équateur.
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La
SABENA
Société Anonyme Belge d'Exploitation de la Navigation Aérienne.
Direction : 37, rue Cardinal Mercier
- Bruxelles
Bureaux et agences dans tous les aérodromes de la Colonie.
La Sabena exploite les lignes de la liaison
Belgique-Congo et tout le réseau aérien de la Colonie. L'exploitation des
lignes au Congo Belge débute en 1925 et la liaison régulière avec la
Belgique en 1935.
Belgique - Congo et vice versa en DC7, DC6 et, à l'Indépendance du Congo, en
Boeing 707.
Lignes intérieures au Congo Belge en DC4 et DC3. |
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Le chemin de fer transport du courrier.
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Article extrait et inspiré du site
http://users.skynet.be/chst/serposcog.htm
L’organisation d’un service
postal s’imposa au Congo dès la pénétration européenne dans le centre de
l’Afrique.
1886 - Installation des premiers bureaux de poste à Banana, Boma et
Vivi. Le service postal s’étend ensuite vers l’intérieur du pays au fur et à
mesure de l’organisation des territoires occupés.
1889 - Création du bureau de Léopoldville.
Dès 1896 - Une immense voie postale, jalonnée par les bureaux
de Coquilhatville, Nouvelle Anvers, Bumba, Basoko, Stanleyville, Nyangwe et
Albertville, établit la communication entre la côte de l’Océan Atlantique et
le lac Tanganyika, tandis que la poste s’organise au Nord et au Sud de la
ligne principale.
La même année voit s’ouvrir les bureaux de Popokabaka au Kwango et de
Lusambo au Kasaï.
1897
- Création du bureau
d’Ibembo, dans l’Uele.
1898
- Banzyville, dans l’Ubangi.
1902
- Ouverture du bureau de Pweto sur le
lac Moero, au
Katanga.
L’établissement de nouveaux centres administratifs, commerciaux ou
industriels nécessite d’année en année la création d’offices postaux. Il en
existait 379 au moment de l’indépendance (1907).
Le service postal est admirablement servi par le réseau des voies de
communication dont la ligne maîtresse est constituée par le fleuve Congo
navigable sur 2 800 km et par les voies ferrées suppléant au service de
navigation là où le fleuve est coupé de cataractes.
Le chemin de fer du Katanga, relié au réseau rhodésien, prolonge vers
le Sud, de Bukama à Sakania, cette puissante artère qui se développe ainsi
sur plus de 4 300 km, dont 1 500 de chemin de fer.
De nombreuses voies secondaires constituées en grande partie par des
rivières navigables desservent la plupart des centres situés en dehors de
l’artère principale.
Le chemin de fer de Kabalo à Albertville relie celle-ci au lac
Tanganyika. t
Le chemin de fer de Port-Francqui à Bukama permet d’atteindre le
Katanga par la voie du Kasaï en évitant la grande boucle du fleuve.
Des lignes vicinales, des routes pour automobiles, des transports par
baleinières, pirogues ou par porteurs sont aussi utilisés pour atteindre les
postes les plus reculés de l’intérieur.
Jusqu’en 1908,
seule la voie de la
côte occidentale d’Afrique est utilisée pour l’échange des courriers avec
l’Europe.
1908
-
Le premier
office d’échange pour l’expédition et la réception des correspondances par
la voie de l’Afrique du Sud est installé au poste frontière de Musofi où les
courriers débarqués du chemin de fer rhodésien parviennent par porteurs.
1909 - Le chemin de fer pénètre au Katanga. Les bureaux de poste sont
établis à Sakania et Élisabethville.
1910 -
Un office d’échange frontière est installé à
Kuesi dans l’Ituri pour la transmission et la réception du courrier via
Mombasa. Ce bureau a été, dans la suite, transféré à Kisenyi sur le lac
Albert. Un autre office d’échange est créé à Aba, à la frontière Nord, pour
assurer les relations postales par la voie du Nil. Enfin, l’achèvement du
chemin de fer du Tanganyika dans l’Afrique Orientale a permis d’organiser un
service de courriers directs entre l’Europe et Albertville.
1930 - les relations
postales internationales du Congo belge sont assurées par cinq voies
différentes :
- la côte occidentale ou voie nationale via Anvers, Banana, Boma, Matadi ;
- l’Afrique du Sud via Southampton, Cape Town, Sakania, Élisabethville ;
- le territoire du Tanganyika via Marseille, Dar Es Salam, Albertville ;
- l’Uganda, via Marseille, Mombasa, Kisenyi ;
- la voie du Nil, via Marseille ou Brindisi, l’Égypte, le Soudan et Aba.
Le courrier postal est alors désormais
principalement assuré par les liaisons aériennes.
En 1960, le
courrier est transporté par chemin de fer sur 5 174 km
(par bateaux : 14 024 km - par avion : 33 500 km de lignes intérieures - par
automobiles ou camions : 27 328 km - par cyclistes : 5 418 km - par
pirogues et baleinières : 535 km).
Anecdote concernant les cachets d'oblitération des
chemins de fer.
Dès l'année 1890, commencèrent les travaux de construction de
l'infrastructure des voies ferrées qui devaient sillonner le Congo. En vertu
de l'article 4 du décret organique du 16 septembre 1895, toute entreprise
privée de transport était tenue d'effectuer gratuitement le transport des
correspondances. Le personnel des compagnies oblitérait les timbres [...]
soit à la plume, soit au moyen des cachets des compagnies.
A partir de 1903, des boîtes aux lettres furent
attachées aux trains et vidées par le personnel de l'administration des
postes. En conséquence défense fut faite au personnel des compagnies de
chemin de fer d'accepter les lettres des particuliers. Cette consigne ne fut
pas respectée, les agents des chemins de fer acceptèrent encore des plis
affranchis qu'ils oblitéraient à l'aide des cachets des compagnies.
24 septembre 1916
- Par circulaire, cette pratique
fut définitivement interdite. Il est exceptionnel de trouver une lettre
postérieure à cette date oblitérée au moyen du cachet d'une compagnie de
transport. Cependant lorsqu'il n'existait pas de bureau de poste, dans
certaines localités, des agents de certaines compagnies furent chargés
par l'Administration des Postes d'accepter le courrier et de le transférer
au bureau le plus proche. Par conséquent il arrive encore que des lettres
soient revêtues du cachet d'une gare -
comme marque d'origine -
et de celui du bureau postal.
Par conséquent, on assimile facilement aux oblitérations des bureaux de
poste les marques des gares parfois apposées sur du courrier qui y était
déposé et portant les mots "Station de..." ou "Gare de..". Les
gares possédaient des cachets spéciaux qui servaient sur les documents de la
société. Ces cachets ne sont pas des cachets postaux mais sont propres aux
chemins de fer. Lorsqu'ils étaient frappés sur la correspondance, ils
devaient l'être à coté du timbre et celui-ci était oblitéré dans le premier
bureau rencontré.
La majorité des oblitérations au moyen des cachets des compagnies de chemin
de fer, sur timbres isolés, furent apposés par complaisance. Il existe
évidemment des exceptions, lorsque le timbre a été oblitéré par erreur ou
que la correspondance, souvent destinée à une autre station de la ligne, ne
passait pas par un bureau de poste.
Quelques timbres du BCK
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