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Le Congo est découvert...
Léopold II est aussitôt préoccupé par le devenir de sa
population. Indépendamment de la lutte contre un esclavage ignoble menée par
des militaires, il confie l'évangélisation des territoires à des religieux
missionnaires. Ceux-ci répondent à son appel et aucune expédition ne se fera
bientôt plus sans une présence missionnaire.
Parfois, les missionnaires
devancent les expéditions et s'établissent solitairement dans le cœur du
Congo, loin de tout centre habité. Leur
premier soucis sera d'ordre vital : survivre.
Pour survivre, il faut se nourrir. Les plantes et ressources agricoles
locales leur sont inconnues. Ils vont devoir en étudier les caractéristiques
et leur possibilité de culture rationnelle.
De plus, il faut communiquer. Ils se
mettent à l'étude des langues locales et créent les premiers
lexiques et dictionnaires à l'usage des
missionnaires, d'abord, ensuite et rapidement, afin de dépanner tous les
futurs arrivants européens.
Quelques dates...
1898 - Un jardin
botanique expérimental voit le jour à Kisantu.
1900 - Création par l'État du
Jardin Botanique d'Eala.
26 mai 1906 - L'enseignement
pour les congolais prend son essor avec la convention entre l'État
Indépendant et le Saint-Siège. A cette date, il faut bien convenir que
l'enseignement officiel ne s'intéresse pas encore à ce problème. Les
missionnaires, eux, feront l'affaire et seront directement sollicités. Ils
s'embarquent pour l'inconnu, débarquent en terres si pas hostiles, du moins
indifférentes. A leurs postes en brousse, ils ouvrent rapidement des écoles.
L'enseignement suit immédiatement l'évangélisation. La situation n'est pas
sans rappeler curieusement le rôle des monastères au Moyen-Age.
1909 - L'État Indépendant devient Congo Belge. La population
scolaire atteint 16.000 enfants.
1910 - L'Enseignement
Officiel prend corps. Le budget est alloué par la Colonie, mais les
enseignants sont des religieux de congrégations différentes, chacune se
spécialisant dans des domaines particuliers. La politique scolaire est de
former des auxiliaires pour les services officiels et les entreprises
privées. Progressivement, l'enseignement se généralise et pénètre la masse
en donnant aux populations congolaises, tant aux enfants qu'aux épouses et
aux travailleurs, les éléments rudimentaires pour l'accès à la vie moderne.
Très rapidement, le chemin de fer va
jouer un rôle prépondérant dans la dispersion des établissements scolaires
ou des écoles professionnelles destinées à la formation des ouvriers de plus
en plus qualifiés.
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