Sakania - Bukama
     
719 km
(113 km d'embranchements) - Réseau C.F.K. créé en 1909 - Écartement : 1,067m    
 
     
  Km 000 - SAKANIA - 1909
Km 050 - MOKAMBO
Km 115 - TSHINSENDA
Km 242 - ÉLISABETHVILLE
Km 334 - LUISHIA
Km 350 - KAPOLOWE
Km 385 - JADOTVILLE

Km 479 - TENKE
Km 505 - N'GULE
Km 582 - LUBUDI
Km 663 - LUENA
Km 719 - BUKAMA
 
 
 


plan du site
 

 
     
 

 
     
  Pour un aperçu historique des Compagnies, cliquez ici.
Pour une chronologie des lignes, cliquez ici.
 
     
 


Lignes extérieures, depuis le Congo Belge :
 

 
     
  Horaire des la lignes de chemin de fer suivantes :

Cape Town - Johannesburg - Afrique du Sud et Rhodésie.

Le service en Rhodésie est assuré par la Rhodesia Railways, en Afrique du Sud, par la South African Railways.
La distance Élisabethville - Bulawayo est de  1.522 km, celle de Bulawayo à Cape Town est de 2.188 km., soit au total 3.710 km.
La distance Bulawayo - Johannesburg est de 1.093 km, soit un total depuis Élisabethville de 2.615 km.
Voitures-couchettes et wagon-restaurant.

De Cape Town à Bulawayo et Élisabethville (et vice versa).
3 liaisons par semaine (2 en automotrice, une par train courrier).
Départ du Cap, les mardi et jeudi à 14:00 h. (automotrice) et le samedi à 14:00 h. (train courrier), arrivée à Bulawayo les jeudi, samedi et lundi et à Élisabethville, samedi et lundi à 17:00 h. et mercredi à 20:00 h.
Départ d'Élisabethville, les dimanche et vendredi à 12:10 h par automotrice et le mercredi à 08:30 h. par train courrier : arrivée à Bulawayo les mardi, dimanche et vendredi et à Cape Town jeudi, mardi et dimanche à 12:10 h.

De Johannesburg à Bulawayo et Élisabethville (et vice versa).
3 liaisons par semaine (2 en automotrice, une par train courrier).
De Johannesburg, les mercredi et vendredi à 11:30 h. (automotrice) et le dimanche à 11:30 h. (train courrier), arrivée à Élisabethville les samedi et lundi à 17:00 h et le mercredi à 20:00 h.
D'Élisabethville, les dimanches et vendredi à 12:10 h (automotrice) et le mercredi à 08:30 h (train courrier), arrivée à Johannesburg les mercredi, lundi et samedi à 18:00 h.

 
     


Chronologie de la construction de la ligne
 

 
     


Un peu d'histoire préliminaire.
1870 - Traversé par l'anglais Cameron, le Katanga est géographiquement éloigné de tout. Ce plateau vallonné se situe entre 1.200 et 1.500 m d'altitude, protégé au sud et à l'est par des marécages. Au nord, le relief est très accidenté et une forêt inhospitalière borde l'ouest.
1884 - Les allemands Böhm et Reichardt montent une expédition de reconnaissance.
1885 - Les portugais Capello et Ivens font de même. Ils y découvrent une monnaie de cuivre en forme de croix. Ce sont les croisettes qui devinrent, pendant un temps, l'emblème du Katanga pendant sa période d'indépendance. Il est urgent d'occuper ces terres riches en minerais de toutes sortes ! convoitées par les anglais.
1890-1891 - L'État Indépendant du Congo charge Paul Le Marinel de rencontrer le potentat local M'Siri. Il fonde Lofoi, poste militaire en vue de couper court aux visées des pays voisins en marquant la volonté belge de s'implanter au Katanga.
Mars 1891 - Convention conclue à la suite de l'expédition Delcommune visant à étudier les possibilités commerciales.
15 avril 1891 - Création de la Compagnie du Katanga.
Juin 1891 - Expédition de Willem Grant Stairs et du lieutenant Bodson. Ils rencontrent M'Siri et celui-ci est tué suite à une rixe. Les adversaires de M'Siri accueillent les européens en libérateurs et favorisent leur pénétration au Katanga.
30 janvier 1892 - Bia, Francqui et Jules Cornet mènent une quatrième expédition. Cornet découvre le "scandale géologique du Katanga"
12 mai 1894 -
La frontière est déterminée entre la Rhodésie et le Katanga.
1896 - Les frontières internes du Katanga sont déterminées dans l'État Indépendant du Congo.
1900 - Création du Comité Spécial du Katanga (CSK) pour le doter d'une infrastructure administrative et veiller à la répartition de son exploitation.
1901 - Le rail sud-africain arrive à Bulawayo. Ceci encourage le CSK à favoriser la création d'un réseau ferré congolais. Le prolongement du rail au nord de Bulawayo est décidé.
11 mars 1902 - Création de la Compagnie du Chemin de fer du Katanga, suite à une convention conclue entre l'État Indépendant du Congo et Robert Williams, président de nombreuse concessions minières en Rhodésie. Monsieur Théodore Heyvaert en est le président et Williams, le vice-président.
1903 - Mission du commandant Jacques (futur Baron de Dixmude) en vue de reconnaître un itinéraire possible du rail vers le sud. (voir Études)
31 octobre 1906
- Création de la Compagnie du chemin de fer du Bas Congo au Katanga  (B.C.K.) et de l'Union Minière du Haut Katanga (UMHK). Le rail doit permettre, avec le temps, de rejoindre les biefs navigables du fleuve Congo vers le Nord, ultérieurement PORT-FRANCQUI, à l'Ouest, sur le fleuve Kasaï (1928). Le BCK contrôle alors la Compagnie du chemin de fer du Katanga.


Arrivée du rail venant du sud.
Janvier 1909
- Retour de la mission Ckiandi (voir Études). L'UMHK, la Tanganyika Concessions, le Chemin de fer du Katanga et le BCK signent une convention pour l'établissement d'une ligne de chemin de fer entre l'Etoile du Congo (mine de cuivre) et Broken Hill (Rhodésie). La société Rhodesia Katanga Junction Railway est créée à cet effet.
Mai 1909 - Mise en place des premiers km de plate-forme depuis la frontière Katanga-Rhodésie.
Novembre 1909 - Le rail arrive à Ndola. La MM Pauling & Co poursuit la construction vers le Katanga tout proche.
11 décembre 1909 - Le rail est à la frontière du Katanga. Cette limite est le km 0 du Chemin de fer du Katanga. Eugène Slosse et son adjoint Odon Jadot sont les ingénieurs belges chargés de s'intégrer au groupe anglais.


Assemblage à Luembe (Sakania)

5 avril 1910 - Le rail arrive à Sakania. Cette localité est appelée Luembe par les congolais. On y établit le poste des douanes.



Arrivée officielle à Sakania

Premier tronçon katangais : SAKANIA-ELISABETHVILLE (242 km).
En suivant la ligne de partage des eaux entre les bassins du Zambèze et celui du Congo, le rail avance rapidement, ne rencontrant que peu d'obstacles importants (massifs montagneux de Mokambo, km 65 et Kasumbila, km150) et longeant très souvent la frontière à quelques centaine de mètres. La ligne est longée par le télégraphe placé simultanément au rail.
Km 229 - Depuis Mikola, un embranchement de 6 km relie le lieu d'extraction du fondant calcaire nécessaire au traitement du cuivre de la fonderie de Lubumbashi.
 


Sur la ligne entre Sakania et Elisabethville

27 septembre 1910 - Le rail atteint Elisabethville (km 254). La ville (bourgade ?) avait été implantée près de la rivière Lubumbashi par le premier gouverneur du Katanga, Robert Wangermée, excluant Lukafu ou Kambove choisis depuis Bruxelles. Lubumbashi est le nom choisi par l'UMHK pour l'implantation de sa fonderie, située au bout d'un embranchement de 2 km quittant la ligne principale. Le transport des équipements de celle-ci constituent d'ailleurs les premières recettes du CFK. L'inauguration de la fonderie aura lieu le 30 juin 1911.
1er octobre 1910
- Le rail est à la mine de l'Etoile du Congo, à 12 km d'Elisabethville.
1er décembre 1910 - Mise en service du premier tronçon Sakania-Elisabethville. Parcourir en train les 242 km, avec 13 gares intermédiaires, demandent alors 12 heures à la place de 10 jours, au temps du portage !

Pour la suite de la progression de la ligne, voir à Elisabethville.
 

 
  Les stations entre Sakania et Tshinsenda  
Kabumba - Kipula - Mokambo - Kabemba - Lubembe
     


Gare
en 1923

 
 


Gare
en 1944

 
 
 
  Un peu d'histoire...  
     
 

 
 

11 décembre 1909
Le rail, depuis Broken Hill en Rhodésie, franchit la frontière à Sakania.

 
 

 

 
 

  
Arrivée officielle du train de Rhodésie.

 
 


11 décembre 1909.
Le premier train venant du Sud a du franchir le fleuve Zambèze (1) pour arriver en gare de BROKEN HILL, terminus de la ligne venant du port de Beira, au Mozambique. L'ensemble de ce réseau s'appelle BEIRA & RHODESIA RAILWAYS (B.M.R.). Lorsqu'il atteindra la frontière congolaise en 1909, il continuera à être appelé BMR, dénomination dont le personnel de la gare de Sakania usera longtemps encore après qu'elle ait fait place à RHODESIA RAILWAYS (R.R.) et ZAMBIA RAILWAYS (Z.R.) après l'éclatement de la Fédération Rhodésies-Nyassaland.

La voie ferrée venant de Rhodésie (2) atteindra la mine de l'Étoile en 1910, Kambove en 1913, Tenke en 1914, et enfin Bukama en 1918. Elle se développe sur 719 km.

Partant de la frontière sud du Katanga où il se soude au réseau rhodésien, le tracé de la ligne suit d'abord la ligne de crête Congo-Zambèze, descend dans le bassin du Congo à l'approche d'Elisabethville, coupe quelques affluents du Lualaba puis escalade le massif des Biano pour descendre ensuite brusquement dans la vallée du Lualaba et arriver à Bukama. L'entièreté de cette ligne est située en province du Katanga, district du Haut Luapula.
   Texte extrait d'un travail scolaire de Georges Forthomme - 1954.

 
     


(1) Franchissement du fleuve Zambèze.
Bien qu'il n'ait jamais vu les chutes et qu'il soit mort trois ans avant que le chemin de fer ne les atteigne, les souhaits de Cecil John Rhodes prévalurent sur les fermes objections d'ordre esthétique exprimées à l'époque. Le pont fut dessiné par Sir douglas Fox et construit à partir des deux bords des gorges en quatorze mois. L'ouverture officielle eut lieu en septembre 1905.
Lors des premières étapes de la construction, un ingénieur tomba dans le ravin et fit un plongeon de trente mètres avant d'être arrêté par une saillie rocheuse. L'on construisit un mât de charge capable de supporter le poids d'un homme, Jackie Whitten fut descendu pour le sauvetage. Malheureusement, la corde, trop courte, dut être rallongée. Entre-temps, Jackie avait perdu tout son enthousiasme et il refusa de descendre. Finalement, il cria :"Donnez-moi un bon whisky et j'essaie encore une fois". Ainsi revigoré, il sauva héroïquement l'homme grièvement blessé. Mais le pont coûta quand même deux vies humaines (...) -
Extrait de : Zambèze, fleuve secret d'Afrique de Mike Coppinger et Jumbo Williams, aux Éditions Peuples et Continents.

(2) Le spectacle de la pose des rails.
est très intéressant. La rapidité du travail est extraordinaire. Un train de travaux amène les rails, supports, boulons, etc. et les ouvriers. Ceux-ci sont partagés en équipes organisées selon les principes de la division du travail. Les unes apportent les traverses, d'autres les fixent ; une amène les rails, une autre les aligne, une autre les joint sommairement et le train avance. Le travail ne cesse jamais, toutes ces équipent circulent, s'entrecroisent de la façon la plus pittoresque, et en quelques minutes, le train s'avance là où il n'y avait qu'un terrassement, et les premières équipes sont déjà deux cents mètres plus loin. (Récit d'un spectateur).